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Sam Goodchild (Leyton) confirme à La Rochelle

17/06/2021

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Au terme du deuxième épisode du Pro Sailing Tour, à La Rochelle, Sam Goodchild (Leyton) confirme sa performance de Brest avec une régularité impressionnante aux premières places. Belle surprise, Sébastien Rogues (Primonial) revient en force après un démâtage la semaine dernière à Brest et une course contre la montre pour remettre l’ancien mât. Arkema 4 (Quentin Vlamynck) complète le podium.

Sam Goodchild, skipper de Leyton : « Sur le classement, ça paraît facile, mais sur l’eau, ça ne l’était pas. On a eu du mal à gagner le côtier de ce matin. C’était vraiment très disputé jusqu’à la fin. Avant de rejoindre Las Palmas pour le 3ème épisode, on va travailler un peu sur les départs et voir ce que l’on peut améliorer encore. Les autres vont de mieux en mieux ; donc c’est à nous de progresser, sinon on sera vite dépassés. Elodie Mettraux va nous rejoindre à Las Palmas de Gran Canaria, Marseille et Toulon. Elle remplacera sa soeur Laurane. C’est bien de partager notre sport avec des femmes, nous sommes cinq à bord, hommes ou femmes, cela ne change rien. Nous partons dans deux semaines pour deux mois. On va débriefer et faire un check complet du bateau car on a bien tiré dessus. »

Erwan Le Roux, skipper de Ciela Village : « On est vraiment content de terminer sur cette belle perf’. Cette deuxième place est méritée. Même si elle s’est jouée dans les derniers mètres, l’équipage a tout donné pour aller la chercher. Sur cette manche, on a pris un bien meilleur départ. Ce deuxième épisode de La Rochelle nous permet de bien progresser dans la découverte du bateau. »

Maxime Sorel, numéro 1 à bord de Groupe GCA-1001 Sourires : « L’exercice sur ce Pro Sailing Tour est très différent d’un tour du monde en solitaire. Mais c’est vraiment sympa de naviguer à plusieurs membres d’équipage. C’est un peu comme si on répétait une chorégraphie au fil des manches, sur lesquelles la moindre erreur se paye toujours très vite. J’apprends énormément de choses sur cet Ocean Fifty, dont j’aurai à cœur de tirer profit sur mon propre support sur le circuit IMOCA. »

Jean-François Fountaine, Président de la Communauté de l’Agglomération, Maire de La Rochelle : « C’était passionnant de vivre une régate à bord de Ciela Village, c’est vraiment très serré sur l’eau entre ces équipages de haut niveau à bord de bateaux qui restent très maniables et simples sur notre plan d’eau bien servi par les conditions de vent aujourd’hui. Je suis vraiment content que la flotte ait pu être accueillie au Bassin des Chalutiers, même si le passage de l’écluse reste un moment délicat. J’ai le seul regret que les contraintes que nous vivons dans la situation actuelle n’aient pas pu permettre au public rochais de s’approcher au plus près des bateaux et des équipages, mais je salue la qualité de l’organisation d’Upswing Prod. »

Victoire de Leyton à Brest

25/05/2021

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Un dernier petit côtier et puis revient au port… C’est au terme d’un sixième et dernier parcours au plus près des côtes du Finistère que s’est conclu, ce dimanche matin, le premier épisode du Pro Sailing Tour. Si une pointe de déception pouvait l’emporter quand la décision a été prise d’en rester là pour aujourd’hui, les skippers et leurs équipages se félicitaient néanmoins d’avoir pu disputer en deux jours d’inshore six manches sur les huit prévues au programme. Au final, dans la foulée de leur première place à l’arrivée des 125 milles du Défi « Tout Commence en Finistère », Sam Goodchild et les siens signent, avec cinq victoires sur les six régates courues en rade, un quasi grand chelem à Brest. Une belle entrée en matière pour cet équipage mixte et international qui prend une belle avance au classement général de ce nouveau circuit réservé exclusivement aux Ocean Fifty, devant Arkema 4 (Quentin Vlamynck) et Ciela Village (Erwan Le Roux).

Au quai Malbert, l’équipe de Primonial qui a vu son mât se briser en deux samedi s’active pour préparer le bateau à recevoir un nouvel espar dès demain matin. Après cet épisode brestois qui a trop vite tourné court, elle met tout en œuvre pour vite retrouver les chemins de la compétition. « Notre équipe a fait preuve d’un professionnalisme incroyable. Tous mes équipiers sont des champions en compétition, mais aussi face à l’adversité. En quelques heures, nous nous sommes tous mobilisés afin de trouver les meilleures solutions le plus vite possible. Nous attendons un mât qui doit arriver la nuit prochaine de Lorient », se réjouit Sébastien Rogues.

Déclarations au retour au ponton

Laurane Mettraux, N°1 à bord de Leyton : « Le petit parcours côtier du jour avec plusieurs marques à passer, c’était quand même un bon petit challenge au niveau des manœuvres sur des bords qu’on n’a pas forcément l’habitude de faire sur les formats plus construits. Que des bonnes sensations avec en prime un beau paysage, ce qui évidemment ne gâche rien. Il y a des beaux palmarès à bord et la vraie volonté de travailler avec une belle cohésion d’équipe, c’est certainement l’une des clés de la réussite qu’on a rencontrée ce week-end. »

Lalou Roycayrol, grinder et régleur à bord d’Arkema 4 : « Ce nouveau bateau est très vif, il accélère fort. Il va bien sous toutes les allures et dans toutes les conditions. On n’est pas très loin de la polyvalence qu’on souhaitait atteindre quand on en a lancé la conception. On dispose encore d’une vraie marge de progression qui nous permet d’espérer monter progressivement en puissance ; et d’être peut-être encore un plus à l’aise sur les prochains grands prix au programme. »

Erwan Leroux, skipper de Ciela Village : « On a vu la rade sous mille couleurs et dans beaucoup d’air ! Franchement, c’était génial, même si rien n’a été simple à bord de Ciela Village. On découvre la bête, et ce n’est pas une mince affaire ! On a réussi à trouver une organisation et de la sérénité pour fluidifier la communication entre le cockpit – la cabane-, et le poste de barre. C’était notre problème majeur depuis le départ dans la prise en main de ce nouveau bateau, cela fait donc très plaisir de passer ce cap. On a fait un beau record de vitesse aujourd’hui, avec une pointe à 34,2 nœuds. C’est le premier d’une longue série de jolis scores qu’on espère atteindre prochainement ; même si on sent aussi que face à d’autres bateaux déjà bien affûtés, la bataille sera de plus en plus engagée entre nous tous. »

Né sous X ou classé K ?

10/05/2021

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Encadrée par une jauge rigoureuse conçue pour éviter la course à l’armement et l’emballement budgétaire, la classe Ocean Fifty n’en reste pas moins résolument inscrite dans son époque, comme l’illustre l’arrivée de foils monotypes qui équipent les bateaux depuis 2018. Depuis ses origines, cette classe de trimarans de 50 pieds (15,24 m) qui défient les années laisse la part belle à la créativité architecturale pour donner naissance à des multicoques aussi à l’aise au grand large qu’en mode spectaculaire sur un flotteur en régate in-shore. L’arrivée de deux nouveaux bateaux, Arkema 4 et Planet Warriors, marqués par des choix structurels radicalement différents, en témoigne. Le point avec Romaric Neyhousser, le papa du premier arborant une plateforme en X très aérodynamique, et Antoine Lauriot-Prévost qui signe le dessin inédit du second en K inversé…

C’est souvent vu du ciel qu’un trimaran révèle au premier coup d’oeil son tempérament et les partis prix architecturaux qui ont guidé sa conception. « En gros, il existe deux catégories de trimarans », explique Romaric Neyhousser. « D’un côté les plateformes avec des bras avant et arrières parallèles, largement distants l’un de l’autre sur la coque centrale. De l’autre, les structures en X dont les bras ont des angles très marqués, beaucoup plus proches l’un de l’autre. Elles sont alors équipées d’une barre d’écoute circulaire qui constitue une vraie pièce de structure transversale. »

Questions de fond autour de (plate)formes

Voilà pour la théorie. En pratique, les deux camps ont évidemment leurs adeptes avec des arguments qui plaident en leur faveur depuis toujours. Déjà du temps des trimarans Orma de 60 pieds, la diversité était de mise. Les 50 pieds, que d’aucun considèrent comme les dignes descendants, en version plus sage, de ces fabuleuses machines, ne sont pas en reste en termes de performance. « Les multicoques de 50 pieds sont des bateaux à taille humaine, très marins, capables de traverser l’Atlantique en solitaire et de débouler à fond sur une coque en équipage sur les régates au contact. Ce sont un peu les héritiers du circuit Orma qui a permis de tester différents styles de plateformes. Moins extrêmes, ils sont néanmoins capables, grâce aux dernières évolutions technologiques, à commencer par les foils dont ils sont aujourd’hui tous équipés, de tenir des moyennes de 20-25 noeuds. Et d’afficher des vitesses de pointe proches de 40 noeuds, ce qui est assez exceptionnel pour des bateaux de 15 mètres, » indique de son côté Antoine Lauriot Prévost du cabinet VPLP.

Les deux plus anciens bateaux de la classe Ocean Fifty, à la longévité exemplaire depuis leur mise à l’eau en 2009, affichent des palmarès longs comme un jour sans vent, illustrant la pertinence des deux types de structures. C’est le cas de Primonial, mené aujourd’hui par Sébastien Rogues. Signé par Guillaume Verdier qui avait travaillé en étroite collaboration avec Romaric Neyhousser, ce trimaran très minimaliste avec ses bras de liaison parallèles, dits en H, a le plus souvent joué aux avant-postes. Il est d’ailleurs, avec Armel Tripon, le vainqueur en titre de la Route du Rhum qu’il a remportée du haut de ses dix ans d’âge au terme d’une course folle. Laquelle s’acheva sur une troisième place en temps réel derrière deux trimarans Ultim, pourtant deux fois plus grands. Même scénario ou presque pour l’actuel Groupe GCA-Mille et un sourires de Gilles Lamiré, reconnaissable à sa plateforme en X, qui a longtemps trusté les places d’honneur, comme en témoignent ses quatre victoires sur la Transat Jacques Vabre décrochées en dix ans.

Une flotte homogénéisée autour de foils en C

Dans le sillage de ces deux pionniers toujours dans le coup le circuit a vu l’arrivée de nouveaux venus, qui arborent pour la plupart la plateforme en X, plus adaptée aux régates en équipage, qui ont toujours constitué des rendez-vous majeurs à ne pas manquer pour l’ensemble des teams engagés. C’est le cas de l’actuel Leyton de Sam Goodschild, de  Solidaires En Peloton-ARSEP de Thibaut Vauchel-Camus, ce dernier ayant la particularité d’avoir intégré l’implantation de foils au cœur du design. Les plus anciens ont eux aussi bénéficié d’évolutions afin de les équiper de ces foils monotypes courbes, dits en C. Il en résulte des bateaux aux performances sportives homogènes tirant l’ensemble de la flotte vers le haut, et qui permettent aujourd’hui l’émergence du Pro Sailing Tour, un circuit à la hauteur de ces voiliers polyvalents au fort potentiel spectaculaire.

Puissance vs légèreté

Cette jolie clique de trimarans qui s’apprête à rentrer dans le vif de la compétition compte deux petits derniers qui portent à sept le nombre de bateaux de cette flotte de prototypes. Arkema 4, développé par l’équipe de Lalou Roucayrol qui a choisi la plateforme en X à l’ergonomie optimisée pour les navigations en équipage, joue à fond cette carte de la polyvalence. Pour autant, les concessions faites pour bénéficier d’un spacieux cockpit protégé se sont accompagnées de minutieux développements pour limiter les freins aérodynamiques « Nous avons profilé toutes les formes qui génèrent des traînées aéro, en particulier au niveau des bras. Le carénage ajoute du poids, mais nous considérons que le gain induit compensera cette masse supplémentaire. Ce sera un bateau puissant, » détaille Romaric Neyhousser. Du côté de PW50, une autre philosophie l’a  emporté. « Nous sommes partis d’une feuille blanche avec un cahier des charges très libre en termes de structures. Nous nous sommes fait des nœuds au cerveau en étudiant toutes les formes. Nous avons finalement opté pour cette structure en forme de K inversé, avec des bras arrières très angulés. Il s’agit d’une évolution/innovation en termes d’architecture et d’ingénierie qui fait le pari de la légèreté », explique Antoine Lauriot-Prévost. X vs K, puissance vs légèreté : vivement les confrontations et les sensations sur l’eau, avec des chiffres et des résultats qui en diront un peu plus sur ce jeu de lettres très conceptuel.

©Laure Faÿ

Un nouveau site basse consommation

09/05/2021

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Parce que la classe Ocean Fifty, ses membres, ses partenaires, engagent une réflexion profonde sur leur responsabilité environnementale, nous avons choisi un site internet basse consommation et Les Raisonné.e.s nous ont accompagnés dans cette démarche. Nous n’allons pas régler sur le champ le problème de notre empreinte carbone, mais ce que nous pouvons faire… faisons le ! Et finalement, un site internet, à quoi ça sert ? A y trouver l’info dont on a besoin. Ni plus, ni moins. Vous y trouverez donc l’esprit de la classe Ocean Fifty, les skippers de la classe, leurs multicoques, le calendrier de la classe, et des actus. Et beaucoup de liens vers les réseaux sociaux des teams, leurs mediathèques, les sites des courses du calendrier.

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