Les actualités d’Ocean Fifty

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The Class to be !

18/11/2021

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La course des Ocean Fifty est passionnante et engagée. Au-delà du talent de leurs pilotes, ces multicoques de 15,24 m sont parvenus à maturité, au gré d’une histoire choisie et assumée. Une jauge stricte traduit une vision d’avenir et une certaine idée de la course au large…

         

Aujourd’hui, la flotte des 7 trimarans Ocean Fifty se livre une bataille époustouflante d’endurance. Le bruit courait sur les pontons du Havre : tous peuvent gagner, tous peuvent perdre. L’homogénéité des performances est le résultat de plusieurs années de travail de l’ensemble des membres de la classe, skippers, armateurs et partenaires qui, chaque année, traduisent, en termes de jauge, les réponses aux questions qui leur paraissent essentielles. Comment fiabiliser nos bateaux ? Comment conserver l’esprit convivial et l’homogénéité des performances sans décourager l’innovation architecturale ? Comment garantir les budgets de fonctionnement et la valeur des bateaux ?

En tête de course, Primonial est le bateau le plus âgé de la flotte (2009), vainqueur de la Route du Rhum 2018 sous le nom de Réauté Chocolat et vainqueur de la Transat Jacques Vabre il y a 10 ans sous le nom d’Actual ! Dans son sillage, Koesio est le dernier né (2020), et dispose d’un potentiel indéniable car il n’est évidemment pas arrivé à maturité. Il en est de même pour Arkema 4 qui cumule les points de jeunesse car confié au plus jeune skipper de la flotte.

Des armateurs engagés

Leyton est l’ancien Ciela Village mis à l’eau en 2017 par Thierry Bouchard, qui relançait ainsi la classe Multi50 devenue en 2021, Ocean Fifty, à l’occasion du lancement du Pro Sailing Tour et sa docu-série éponyme attendue en mars. Il était d’ailleurs suivi, en 2018, par Solidaires En Peloton – ARSEP qui lui, n’a jamais changé ni de skipper ni d’armateur, Thibaut Vauchel-Camus. Engagé également, Fabrice Cahierc a lancé en 2020 un Planet Warrior innovant, qui porte aujourd’hui le nom de Koesio.

Figure de la classe Ocean Fifty depuis 2007, le skipper Lalou Roucayrol a aussi largement contribué à son essor, ainsi que son partenaire Arkema, puisqu’il en a construit trois au sein de son chantier Lalou Multi créé en 2012. Deux sont aujourd’hui en course. Arkema 4 (2020) et Les P’tits Doudous, ancien Arkema (2013). On notera aussi que le dernier bateau de Franck-Yves Escoffier (lui aussi en a eu trois) est toujours en course sous le nom de Groupe GCA-1001 sourires après avoir gagné quatre Transat Jacques Vabre (dont la dernière) et une Route du Rhum. Mis à l’eau en 2009, il est encore aujourd’hui le plus titré des Ocean Fifty. Fiabilité et optimisation sont aux plus anciens ce que fougue et potentiel sont aux plus jeunes pour faire jeu égal et garantir la durée de vie des bateaux.

Construire moins, construire mieux

La classe Ocean Fifty, qui a entamé une réflexion sur son impact environnemental, travaille chaque année sur ses règles de classe avec l’ambition de lutter contre l’obsolescence des bateaux de course, préalable à la diminution de son empreinte carbone. Aujourd’hui, un numerus clausus est établi à 10 bateaux. Il pourrait passer à 12. La réflexion est en cours. Un Ocean Fifty neuf s’amortit donc sur huit à dix ans et conserve une belle valeur à la revente parce qu’il continue à figurer sur les podiums. Cette durée de vie, vertueuse, permet aussi à de jeunes skippers ou partenaires d’entrer dans la classe pour un budget raisonnable, sans être condamnés à « ramasser les bouées » à l’arrière de la flotte… L’ensemble de la flotte, aujourd’hui, affiche des performances remarquées, pour des budgets raisonnés de nature à séduire des partenaires à l’image de Leyton ou Koesio, les plus récemment entrés dans la classe. Enfin, la gestion d’un projet à taille humaine, le nombre de jours de navigation dans l’année et le plaisir fou qu’ils prennent sur l’eau, font mouche auprès des skippers, dont la moyenne d’âge est de 41 ans.

La stratégie de la classe est aujourd’hui bien lancée et durable. Les dates et villes du Pro Sailing Tour 2022 seront annoncées au premier trimestre 2022. Il manque encore cruellement un ingrédient majeur à cette classe. Un projet féminin. Une situation inexpliquée mais qui devrait connaître un heureux dénouement rapidement… Elles sont désormais plusieurs à s’y intéresser. Welcome !

Leyton remporte le premier Pro Sailing Tour

17/08/2021

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Après 5 jours et demi de mer engagés tout au long du Final Rush, le rideau est tombé sur la première saison du Pro Sailing Tour. Après Brest, La Rochelle, Las Palmas de Grand Canaria, Sam Goodchild et toute son équipe l’emportent une nouvelle fois. Ils s’imposent sur cet ultime épisode à l’arrivée d’un parcours de 1650 milles entre Toulon et Brest, ponctué par de nombreux regroupements et une dernière course de vitesse à travers le golfe de Gascogne d’une intensité rare. Au final, c’est encore Leyton qui gagne devant Arkema 4, son plus fidèle dauphin. Ces deux équipages, d’une régularité constante aux avant-postes sur les courses offshore se partagent légitimement les deux premières places du podium général au terme de cette saison 1 du Pro Sailing Tour.

La bonne surprise vient de l’équipage aux couleurs de la lutte contre la sclérose en plaques qui termine à Brest 3è, à 57 secondes, du trio d’Arkema 4 mené par Quentin Vlamynck. Thibaut Vauchel-Camus et son équipage, auteurs d’une course magnifique, ont été les grands animateurs de ce Final Rush qui leur a permis de donner toute la mesure de leur potentiel. Et de faire une bonne opération puisqu’ils complètent le podium du classement général. « Le parcours de ce Final Rush était juste génial. On est tous raccords pour dire qu’on a disputé une régate extraordinaire avec du contact, des transitions, des revirements de situation, de l’intensité, du léger, du tactique, du sanglier… On s’est régalé et on est content d’avoir eu un peu de réussite pour jouer notre dernière carte et terminer sur le podium de ce Pro Sailing Tour. On récolte les progrès qu’on a réalisés sur la saison. On a été à l’attaque et plutôt clairvoyant », confie Thibaut Vauchel-Camus, le skipper de Solidaires en Peloton – ARSEP. Et d’ajouter : « Au terme de ce début de saison, on se rend compte que la flotte est sacrément homogène au top niveau. Ce Pro Sailing Tour nous a donné un champ d’expression vraiment chouette dans un esprit sportif remarquable au sein de la classe Ocean Fifty, avec de la bagarre et beaucoup de fairplay. Le format du circuit nous a permis de montrer ce dont nos bateaux sont capables, en inshore comme en offshore. En trois mois, c’est la première fois qu’on régate autant sur des plans d’eau aussi divers. Le format est là et il fonctionne bien sportivement, comme au niveau des échanges avec nos partenaires, avec les collectivités qui nous ont toutes accueillies comme des rois. Vivement la saison prochaine ! »

Las Palmas, dernier round avant la grande finale

29/06/2021

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Ils ne seront pas six mais sept Ocean Fifty à s’amarrer aux pontons du Club Maritimo Varadero. Armel Tripon et Benoit Marie rejoignent ainsi le Pro Sailing Tour à bord de l’ancien trimaran de Lalou Roucayrol, et dont le nom sera dévoilé en début de semaine prochaine.

Les six animateurs des épisodes de Brest et La Rochelle seront bien évidemment de la fête canarienne que chacun aimerait mettre dans son escarcelle avant la grande finale Toulon Brest le 1er août… car tous peuvent encore devenir les premiers vainqueurs du Pro Sailing Tour. Si Sam Goodchild (Leyton) s’est brillamment imposé sur les deux premiers épisodes, Quentin Vlamynck (Arkema 4), deuxième au classement, a déjà fait savoir qu’il comptait bien, cette fois, conclure sur une victoire. Avec Lalou Roucayrol, ils seront un peu dans leur jardin, qu’ils cultivent chaque hiver en entrainement. Ils sont détenteurs du record du Tour de Gran Canaria : un atout important.

Pour autant, Erwan Le Roux, avec son nouveau Ciela Village dont il apprend vite le mode d’emploi, et Sébastien Rogues (Primonial) auteur d’une belle remontada dans l’épisode 2 et disposant à nouveau de son mât neuf, y vont avec le couteau entre les dents et tenteront de déjouer les plans d’Arkema 4. Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton – ARSEP) fait cap au sud avec de nouvelles voiles tout juste installées à bord, une bouffée d’oxygène pour le skipper malouin à qui les conditions idéales de vent pourraient permettre de passer à nouveau la barre des 40 nds de vitesse sur l’eau… Enfin Gilles Lamiré (Groupe GCA 1001 sourires), que l’on sait plus heureux au large qu’en parcours in-shore, reste dans le match et se place en embuscade pour la grande finale Toulon-Brest.
Des conditions météo idéales devraient cueillir les sept Ocean Fifty. Brise et soleil permettront d’admirer des flotteurs en suspension et des étraves fumantes…

La meute des Ocean Fifty a pris la mer en début de semaine pour rallier Las Palmas, en double, dans le cadre des qualifications à la Transat Jacques Vabre. Arrivée prévue ce week-end, sous le soleil. De nouveaux noms circulent parmi les équipiers embarqués dans l’aventure canarienne, dont notamment Xavier Macaire et Corentin Douguet, figaristes émérites.

Sam Goodchild (Leyton) confirme à La Rochelle

17/06/2021

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Au terme du deuxième épisode du Pro Sailing Tour, à La Rochelle, Sam Goodchild (Leyton) confirme sa performance de Brest avec une régularité impressionnante aux premières places. Belle surprise, Sébastien Rogues (Primonial) revient en force après un démâtage la semaine dernière à Brest et une course contre la montre pour remettre l’ancien mât. Arkema 4 (Quentin Vlamynck) complète le podium.

Sam Goodchild, skipper de Leyton : « Sur le classement, ça paraît facile, mais sur l’eau, ça ne l’était pas. On a eu du mal à gagner le côtier de ce matin. C’était vraiment très disputé jusqu’à la fin. Avant de rejoindre Las Palmas pour le 3ème épisode, on va travailler un peu sur les départs et voir ce que l’on peut améliorer encore. Les autres vont de mieux en mieux ; donc c’est à nous de progresser, sinon on sera vite dépassés. Elodie Mettraux va nous rejoindre à Las Palmas de Gran Canaria, Marseille et Toulon. Elle remplacera sa soeur Laurane. C’est bien de partager notre sport avec des femmes, nous sommes cinq à bord, hommes ou femmes, cela ne change rien. Nous partons dans deux semaines pour deux mois. On va débriefer et faire un check complet du bateau car on a bien tiré dessus. »

Erwan Le Roux, skipper de Ciela Village : « On est vraiment content de terminer sur cette belle perf’. Cette deuxième place est méritée. Même si elle s’est jouée dans les derniers mètres, l’équipage a tout donné pour aller la chercher. Sur cette manche, on a pris un bien meilleur départ. Ce deuxième épisode de La Rochelle nous permet de bien progresser dans la découverte du bateau. »

Maxime Sorel, numéro 1 à bord de Groupe GCA-1001 Sourires : « L’exercice sur ce Pro Sailing Tour est très différent d’un tour du monde en solitaire. Mais c’est vraiment sympa de naviguer à plusieurs membres d’équipage. C’est un peu comme si on répétait une chorégraphie au fil des manches, sur lesquelles la moindre erreur se paye toujours très vite. J’apprends énormément de choses sur cet Ocean Fifty, dont j’aurai à cœur de tirer profit sur mon propre support sur le circuit IMOCA. »

Jean-François Fountaine, Président de la Communauté de l’Agglomération, Maire de La Rochelle : « C’était passionnant de vivre une régate à bord de Ciela Village, c’est vraiment très serré sur l’eau entre ces équipages de haut niveau à bord de bateaux qui restent très maniables et simples sur notre plan d’eau bien servi par les conditions de vent aujourd’hui. Je suis vraiment content que la flotte ait pu être accueillie au Bassin des Chalutiers, même si le passage de l’écluse reste un moment délicat. J’ai le seul regret que les contraintes que nous vivons dans la situation actuelle n’aient pas pu permettre au public rochais de s’approcher au plus près des bateaux et des équipages, mais je salue la qualité de l’organisation d’Upswing Prod. »

Victoire de Leyton à Brest

25/05/2021

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Un dernier petit côtier et puis revient au port… C’est au terme d’un sixième et dernier parcours au plus près des côtes du Finistère que s’est conclu, ce dimanche matin, le premier épisode du Pro Sailing Tour. Si une pointe de déception pouvait l’emporter quand la décision a été prise d’en rester là pour aujourd’hui, les skippers et leurs équipages se félicitaient néanmoins d’avoir pu disputer en deux jours d’inshore six manches sur les huit prévues au programme. Au final, dans la foulée de leur première place à l’arrivée des 125 milles du Défi « Tout Commence en Finistère », Sam Goodchild et les siens signent, avec cinq victoires sur les six régates courues en rade, un quasi grand chelem à Brest. Une belle entrée en matière pour cet équipage mixte et international qui prend une belle avance au classement général de ce nouveau circuit réservé exclusivement aux Ocean Fifty, devant Arkema 4 (Quentin Vlamynck) et Ciela Village (Erwan Le Roux).

Au quai Malbert, l’équipe de Primonial qui a vu son mât se briser en deux samedi s’active pour préparer le bateau à recevoir un nouvel espar dès demain matin. Après cet épisode brestois qui a trop vite tourné court, elle met tout en œuvre pour vite retrouver les chemins de la compétition. « Notre équipe a fait preuve d’un professionnalisme incroyable. Tous mes équipiers sont des champions en compétition, mais aussi face à l’adversité. En quelques heures, nous nous sommes tous mobilisés afin de trouver les meilleures solutions le plus vite possible. Nous attendons un mât qui doit arriver la nuit prochaine de Lorient », se réjouit Sébastien Rogues.

Déclarations au retour au ponton

Laurane Mettraux, N°1 à bord de Leyton : « Le petit parcours côtier du jour avec plusieurs marques à passer, c’était quand même un bon petit challenge au niveau des manœuvres sur des bords qu’on n’a pas forcément l’habitude de faire sur les formats plus construits. Que des bonnes sensations avec en prime un beau paysage, ce qui évidemment ne gâche rien. Il y a des beaux palmarès à bord et la vraie volonté de travailler avec une belle cohésion d’équipe, c’est certainement l’une des clés de la réussite qu’on a rencontrée ce week-end. »

Lalou Roycayrol, grinder et régleur à bord d’Arkema 4 : « Ce nouveau bateau est très vif, il accélère fort. Il va bien sous toutes les allures et dans toutes les conditions. On n’est pas très loin de la polyvalence qu’on souhaitait atteindre quand on en a lancé la conception. On dispose encore d’une vraie marge de progression qui nous permet d’espérer monter progressivement en puissance ; et d’être peut-être encore un plus à l’aise sur les prochains grands prix au programme. »

Erwan Leroux, skipper de Ciela Village : « On a vu la rade sous mille couleurs et dans beaucoup d’air ! Franchement, c’était génial, même si rien n’a été simple à bord de Ciela Village. On découvre la bête, et ce n’est pas une mince affaire ! On a réussi à trouver une organisation et de la sérénité pour fluidifier la communication entre le cockpit – la cabane-, et le poste de barre. C’était notre problème majeur depuis le départ dans la prise en main de ce nouveau bateau, cela fait donc très plaisir de passer ce cap. On a fait un beau record de vitesse aujourd’hui, avec une pointe à 34,2 nœuds. C’est le premier d’une longue série de jolis scores qu’on espère atteindre prochainement ; même si on sent aussi que face à d’autres bateaux déjà bien affûtés, la bataille sera de plus en plus engagée entre nous tous. »

Né sous X ou classé K ?

10/05/2021

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Encadrée par une jauge rigoureuse conçue pour éviter la course à l’armement et l’emballement budgétaire, la classe Ocean Fifty n’en reste pas moins résolument inscrite dans son époque, comme l’illustre l’arrivée de foils monotypes qui équipent les bateaux depuis 2018. Depuis ses origines, cette classe de trimarans de 50 pieds (15,24 m) qui défient les années laisse la part belle à la créativité architecturale pour donner naissance à des multicoques aussi à l’aise au grand large qu’en mode spectaculaire sur un flotteur en régate in-shore. L’arrivée de deux nouveaux bateaux, Arkema 4 et Planet Warriors, marqués par des choix structurels radicalement différents, en témoigne. Le point avec Romaric Neyhousser, le papa du premier arborant une plateforme en X très aérodynamique, et Antoine Lauriot-Prévost qui signe le dessin inédit du second en K inversé…

C’est souvent vu du ciel qu’un trimaran révèle au premier coup d’oeil son tempérament et les partis prix architecturaux qui ont guidé sa conception. « En gros, il existe deux catégories de trimarans », explique Romaric Neyhousser. « D’un côté les plateformes avec des bras avant et arrières parallèles, largement distants l’un de l’autre sur la coque centrale. De l’autre, les structures en X dont les bras ont des angles très marqués, beaucoup plus proches l’un de l’autre. Elles sont alors équipées d’une barre d’écoute circulaire qui constitue une vraie pièce de structure transversale. »

Questions de fond autour de (plate)formes

Voilà pour la théorie. En pratique, les deux camps ont évidemment leurs adeptes avec des arguments qui plaident en leur faveur depuis toujours. Déjà du temps des trimarans Orma de 60 pieds, la diversité était de mise. Les 50 pieds, que d’aucun considèrent comme les dignes descendants, en version plus sage, de ces fabuleuses machines, ne sont pas en reste en termes de performance. « Les multicoques de 50 pieds sont des bateaux à taille humaine, très marins, capables de traverser l’Atlantique en solitaire et de débouler à fond sur une coque en équipage sur les régates au contact. Ce sont un peu les héritiers du circuit Orma qui a permis de tester différents styles de plateformes. Moins extrêmes, ils sont néanmoins capables, grâce aux dernières évolutions technologiques, à commencer par les foils dont ils sont aujourd’hui tous équipés, de tenir des moyennes de 20-25 noeuds. Et d’afficher des vitesses de pointe proches de 40 noeuds, ce qui est assez exceptionnel pour des bateaux de 15 mètres, » indique de son côté Antoine Lauriot Prévost du cabinet VPLP.

Les deux plus anciens bateaux de la classe Ocean Fifty, à la longévité exemplaire depuis leur mise à l’eau en 2009, affichent des palmarès longs comme un jour sans vent, illustrant la pertinence des deux types de structures. C’est le cas de Primonial, mené aujourd’hui par Sébastien Rogues. Signé par Guillaume Verdier qui avait travaillé en étroite collaboration avec Romaric Neyhousser, ce trimaran très minimaliste avec ses bras de liaison parallèles, dits en H, a le plus souvent joué aux avant-postes. Il est d’ailleurs, avec Armel Tripon, le vainqueur en titre de la Route du Rhum qu’il a remportée du haut de ses dix ans d’âge au terme d’une course folle. Laquelle s’acheva sur une troisième place en temps réel derrière deux trimarans Ultim, pourtant deux fois plus grands. Même scénario ou presque pour l’actuel Groupe GCA-Mille et un sourires de Gilles Lamiré, reconnaissable à sa plateforme en X, qui a longtemps trusté les places d’honneur, comme en témoignent ses quatre victoires sur la Transat Jacques Vabre décrochées en dix ans.

Une flotte homogénéisée autour de foils en C

Dans le sillage de ces deux pionniers toujours dans le coup le circuit a vu l’arrivée de nouveaux venus, qui arborent pour la plupart la plateforme en X, plus adaptée aux régates en équipage, qui ont toujours constitué des rendez-vous majeurs à ne pas manquer pour l’ensemble des teams engagés. C’est le cas de l’actuel Leyton de Sam Goodschild, de  Solidaires En Peloton-ARSEP de Thibaut Vauchel-Camus, ce dernier ayant la particularité d’avoir intégré l’implantation de foils au cœur du design. Les plus anciens ont eux aussi bénéficié d’évolutions afin de les équiper de ces foils monotypes courbes, dits en C. Il en résulte des bateaux aux performances sportives homogènes tirant l’ensemble de la flotte vers le haut, et qui permettent aujourd’hui l’émergence du Pro Sailing Tour, un circuit à la hauteur de ces voiliers polyvalents au fort potentiel spectaculaire.

Puissance vs légèreté

Cette jolie clique de trimarans qui s’apprête à rentrer dans le vif de la compétition compte deux petits derniers qui portent à sept le nombre de bateaux de cette flotte de prototypes. Arkema 4, développé par l’équipe de Lalou Roucayrol qui a choisi la plateforme en X à l’ergonomie optimisée pour les navigations en équipage, joue à fond cette carte de la polyvalence. Pour autant, les concessions faites pour bénéficier d’un spacieux cockpit protégé se sont accompagnées de minutieux développements pour limiter les freins aérodynamiques « Nous avons profilé toutes les formes qui génèrent des traînées aéro, en particulier au niveau des bras. Le carénage ajoute du poids, mais nous considérons que le gain induit compensera cette masse supplémentaire. Ce sera un bateau puissant, » détaille Romaric Neyhousser. Du côté de PW50, une autre philosophie l’a  emporté. « Nous sommes partis d’une feuille blanche avec un cahier des charges très libre en termes de structures. Nous nous sommes fait des nœuds au cerveau en étudiant toutes les formes. Nous avons finalement opté pour cette structure en forme de K inversé, avec des bras arrières très angulés. Il s’agit d’une évolution/innovation en termes d’architecture et d’ingénierie qui fait le pari de la légèreté », explique Antoine Lauriot-Prévost. X vs K, puissance vs légèreté : vivement les confrontations et les sensations sur l’eau, avec des chiffres et des résultats qui en diront un peu plus sur ce jeu de lettres très conceptuel.

©Laure Faÿ

Un nouveau site basse consommation

09/05/2021

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Parce que la classe Ocean Fifty, ses membres, ses partenaires, engagent une réflexion profonde sur leur responsabilité environnementale, nous avons choisi un site internet basse consommation et Les Raisonné.e.s nous ont accompagnés dans cette démarche. Nous n’allons pas régler sur le champ le problème de notre empreinte carbone, mais ce que nous pouvons faire… faisons le ! Et finalement, un site internet, à quoi ça sert ? A y trouver l’info dont on a besoin. Ni plus, ni moins. Vous y trouverez donc l’esprit de la classe Ocean Fifty, les skippers de la classe, leurs multicoques, le calendrier de la classe, et des actus. Et beaucoup de liens vers les réseaux sociaux des teams, leurs mediathèques, les sites des courses du calendrier.

Le site Ocean Fifty a été conçu dans une démarche de sobriété numérique par David Daumer et Les Raisonné.e.s.

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